Pourquoi seul le PERSONAL RAPID TRANSIT nous motivera à renoncer à la voiture

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Ce sujet a 8 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  Samuel GAY, il y a 8 mois et 1 semaine.

9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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  • #3661

    Jean-Loup BERTEZ
    Participant

    Les 2 rives du lac d’Annecy sont saturées par le trafic automobile, cela nous gêne tous.
    L’atmosphère de la cluse du lac est très polluée, nous le sentons tous, nous le voyons tous, cela nuit à notre santé à tous.

    Nous savons que l’idéal serait que nous circulions tous autrement qu’en voiture, mais c’est difficile car il n’y a pas à notre disposition de solution de remplacement qui préserve suffisamment les avantages de la voiture : notamment, les bus et les tramways que l’on nous propose sont trop lents … au final, tout compris, ils ne vont pas plus vite que la voiture, mais en les utilisant nous perdons de la liberté de mouvement et du confort : il faut attendre l’arrivée de la « diligence », en heures creuses il n’y en a vraiment pas beaucoup, nous ne sommes pas toujours sûrs de trouver un retour quand nous avons eu l’aller, il y a du monde à bord et de plus en plus d’incivilités, etc.

    L’enjeu, c’est donc de nous proposer un moyen de transport suffisamment MOTIVANT pour nous donner ENVIE de le prendre de préférence à notre voiture … c’est à cette unique condition que le fameux « report modal » (utilisation spontanée d’autre chose que la voiture par nous, les « voyageurs ») peut être massif : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif !
    Double bénéfice : si nous trouvons un tel moyen de transport et abandonnons la voiture, d’un côté nous participons à réduire fortement la pollution de l’air que nous respirons, de l’autre côté il n’y a plus besoin de « NVU » (nouvelle voie urbaine) et de tunnel sous le Semnoz puisqu’il y a beaucoup moins de voitures à faire circuler … si bien que les centaines de millions d’euros prévus pour ces équipements pourraient être bien plus efficacement investis pour mettre en place un tel moyen de transport autour du lac et ceci, cerise sur le gâteau, pour moins cher et plus de service, partout autour du lac.

    Ce moyen de transport motivant existe, il suffit de ne pas rester accroché au passé et à « ce qu’on a t’jours fait ! » (et qui a prouvé par son absence de résultats que cela ne marche pas, même si c’est « éprouvé »), il se nomme PERSONAL RAPID TRANSIT (PRT) … il a été imaginé en France il y a environ 40 ans par MATRA (ces gens, avec qui j’ai eu la chance de travailler, étaient des précurseurs incroyables !), comme d’habitude d’autres que les français ont exploité notre idée (en France, on aime l’innovation surtout en paroles !), il a attendu les années 2000 pour être effectivement utilisé sur des réseaux (il fallait que l’informatique de pilotage se perfectionne), ses performances sont sans égales.

    En 2013, j’ai réalisé une simulation fonctionnelle complète de réseau PRT pour le lac d’Annecy (voir ma contribution précédente intitulée « Une simulation complète de fonctionnement du PRT pour le lac ») … mon réseau comprend 52 stations, soit 1 tous les 400 mètres, j’ai calculé tous les temps de parcours de station à station pour les 2601 couples de stations possibles … voici quelques temps de parcours typiques :
    • SEVRIER Centre < 15 minutes > Grand ÉPAGNY
    • MENTHON Route des Bains < 18 minutes > METZ TESSY Hôpital
    • DOUSSSARD Centre < 25 minutes > ANNECY Bonlieu
    • FAVERGES Centre < 32 minutes > ANNECY-LE-VIEUX Petit Port
    • TALLOIRES Bourg < 18 minutes > DUINGT Château

    Qui dit mieux ?
    Ces performances sont hors d’atteinte des bus (même BHNS), du tramway, etc. : elles sont possibles parce que le PRT roule à 50 km/h, en permanence en dehors du trafic, et ne s’arrête pas tous les 400 mètres pour embarquer ou débarquer des passagers.
    Avec un PRT, on peut imaginer d’aller d’une rive à l’autre sans voiture, ce qui est rigoureusement impossible aujourd’hui (et encore demain avec le BHNS et le tramway proposés) : bonjour les touristes et bravo de laisser votre voiture au camping ou à l’hôtel !

    #3747

    François CHENOT
    Participant

    Excellente proposition

    #3880

    marion lafarie
    Participant

    Bonjour, concrètement, votre PRT, c’est un vélo qui va vite ? on ne comprend pas très bien. Comment cela se présente-t-il ?
    Si ce n’est pas le cas, mon VAE (vélo à assistance électrique) et ma carriole avec mes 2 enfants dedans, vont de toute façon bien plus vite également que les « autosolites » en périodes de pointes.
    Je milite donc également pour une vraie politique de voies express vélo et un plan vélo digne de ce nom, et pas de petites mesurettes et coup de pinceaux pour nous dessiner une pseudo bande cyclable de 60cm de large sur les grandes artères…
    Et pour qu’il y ait plusieurs jours par an « sans voiture » et que l’agglo, en ayant bien communiqué en amont, nous incite donc à opérer un report modal, au moins pendant ces journées sans voitures. Et petit à petit, les gens se rendront compte, qu’une partie de « leur petit confort » en restant dans leur voiture, peut finalement laisser place à un autre type de « confort » en prenant le bus ou le vélo !
    Cordialement
    Marion

    #3912

    Jean-Loup BERTEZ
    Participant

    Concrètement, le PRT se présente comme une sorte de mini-métro automatique, avec des cabines de 4 à 8 places, électriques, automatiques et guidées en site propre … c’est une solution qui prend en charge positivement (sans les nier, ni les dénigrer, ni prétendre les faire oublier : il faut être réaliste) les attentes actuelles des gens en déplacement, soit des temps de trajet réellement courts (souvent meilleurs que la voiture elle-même, et largement meilleurs que les solutions conventionnelles de ramassage collectif, genre bus et trams) et la préservation de la liberté de mouvement (voiture aidant, nous y sommes accoutumés et y tenons dur comme fer : nier cet aspect, c’est se condamner à un report modal réduit aux seuls militants), sans compter un confort et une sécurité sans égal.
    En effet, il s’agit d’un transport personnel à la demande, pas d’un engin de ramassage collectif qui passe quand la SIBRA ou le Conseil Départemental l’ont décidé : vous vous présentez à la station et vous l’appelez (ou même avant, avec votre smartphone) comme vous appelleriez un ascenseur dans un immeuble, la cabine arrive et vous charge (vous seule si vous voulez) et vous emmène à VOTRE destination, sans arrêt ni changement en cours de route.
    En plus du gain en qualité de service, vous voyez tout de suite le gain de sécurité pour les femmes, surtout dans ce genre de saison où il fait noir tôt : vous n’êtes jamais seule dans une cabine avec un inconnu, vous voyagez avec qui vous voulez, personne ne monte à bord en cours de route, vous maîtrisez totalement votre sécurité.
    Quant au vélo, c’est simple … comme toute solution de transport, le vélo a ses domaines d’excellence (où il est meilleur que les autres solutions) et ses domaines d’inadéquation (où il ne peut pas s’imposer) : c’est évidemment pareil pour le PRT, le bus, le tram, etc., aucune solution n’est la meilleure partout.
    Et votre remarque sur une nécessaire amélioration des conditions de circulation à vélo est pleine de sens.

    #3921

    Erwan Pergod
    Participant

    Bonjour,

    Offrez un tunnel gratuit ou des bus payants, les habitants continueront d’utiliser leur véhicule pour leur confort personnel (ou peut être faut-il un prix du gazoil x3 minimum ?)

    Je vous invite à prendre connaissance de ce court extrait du rapports de commission d’enquête intitulé « électricité : assumer les coûts et préparer la transition énergétique », ayant donné lieu à l’audition de Jean-Marc Janvovici par le sénat, et qui conforte fortement le fait que la renonciation à la voiture ne passera que par une incitation très forte, par exemple des Vélos à Assitance Electrique OFFERTS et pour une somme équivalente au projet de tunnel.

    Cet extrait met en avant l’efficacité de la dépense publique vis à vis du projet Grand Paris pour les transports. Bien que datant de 2012, les lois physiques n’ayant pas changées depuis, la conclusion vous fera encore plus sourire qu’elle ne l’a fait le rapporteur publique à l’époque… Gilets jaunes obligent…

    http://www.senat.fr/rap/r11-667-2/r11-667-210.html

    > M. Jean Desessard, rapporteur. – Vous parlez du projet du Grand Paris pour les transports ?

    > M. Jean-Marc Jancovici. – Les projets prévus pour la petite couronne sont intelligents, ceux qui concernent la grande couronne ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux. C’est donc du gaspillage d’argent public. Je le répète, pour un coût de 60 milliards d’euros, on obtiendra un déplacement de 2 % à 3 % de la mobilité motorisée.

    > Je reprends maintenant l’exemple des petites voitures à faible consommation. Si, après avoir poussé Renault et Peugeot à produire des 2 CV consommant 1,5 litre aux 100 kilomètres, on instaure une prime à la casse couvrant la totalité du prix d’achat d’un tel véhicule – 10 000 euros – au bénéfice de tous les ménages franciliens qui mettront à la casse leur voiture qui consomme 6 litres aux 100 kilomètres, la dépense totale sera de 60 milliards d’euros, puisque l’on compte 6 millions de voitures en Ile-de-France.

    > Pour la même somme, dans le premier cas, on change la vie de 3 % des utilisateurs de voiture ; dans le second, on change la vie de tous les automobilistes. Si l’on veut éviter que, dans le même temps, les recettes de la TIPP ne s’effondrent parce que la consommation de carburant aura été divisée par trois, il faut multiplier le prix de l’essence par trois. (M. le président sourit.)

    Si l’objectif est de désengorger le trafic, il faut changer les comportements et inciter les pendulaires à prendre le bus ou le vélo (observez l’usage du vélo à Copenhague en hiver à une latitude toute autre). La meilleure manière ? Leur offrir.
    Le modèle de report modal utilisé dans le dossier du projet est un modèle comparant pour chaque déplacement individuel le coût généralisé du véhicule individuel au coût généralisé du transport collectif.
    Quelles sont les hypothèses retenues vis à vis de l’évolution du coût des carburants ? Le modèle est probablement obsolète alors que le pari fait sur ce report peut faire pencher la balance pour l’une ou l’autre des alternatives proposées dans le projet. Pouvez-vous publier les chiffres retenus ?

    En vous remerciant.
    Cordialement,
    Erwan

    #3944

    Erwan Pergod
    Participant

    La proposition du PRT est bonne dans le sens qu’elle répond aux attentes des gens par rapport à un BHNS. C’est donc mieux qu’un bus, payant ou gratuit, ou qu’un VAE offert, mais simplement peut être pas suffisamment rapidement opérationnel (que ce soit en terme de coût ou de technologie).

    #4034

    Jean-Loup BERTEZ
    Participant

    Rassurez-vous sur le PRT :

    • d’une part, c’est la solution la plus rapide à mettre en œuvre, ceci pour la simple raison que c’est celle qui impose le moins de travaux et de perturbations sur le territoire (pas de gros chantier de génie civil sur le parcours) et que les véhicules comme la charpente métallique des voies se fabriquent en usine, à distance du lieu d’implantation et selon des méthodes industrielles (précises & rapides) … ce qui prend beaucoup de temps, qui est très coûteux, difficile et perturbant, ce sont les travaux de terrassement & génie civil, surtout dans des espaces densément occupés et utilisés : rien de cela pour le PRT

    • d’autre part, en termes de technologie, tout est disponible et opérationnel : les véhicules et la charpente métallique, c’est banal et maîtrisé depuis longtemps … la « crème » du PRT, c’est l’intelligence électronique & informatique de pilotage du réseau : sur ce sujet, nous avons en France le leader mondial, THALÈS, qui vient de reconditionner complètement le premier réseau PRT réalisé dans le monde (université de Virginie Occidentale, USA : plus de 15 000 personnes empruntent ce PRT chaque jour)

    #4656

    Céline LECOEUR
    Participant

    C’est une excellente proposition.
    Pour que la voiture soit abandonnée, il faut que les alternatives proposées nous fassent gagner du temps ou du confort ou… il faut y trouver un intérêt (en dehors d’une forte volonté de lutter contre la pollution de l’air ou la protection de l’environnement !).
    Le transport doit :
    – nous faire gagner du temps,
    – être disponible quand nous en avons besoin,
    – être facilement accessible,
    – arriver à l’heure.
    Cette solution permet en plus de lire, travailler, etc… sans être dérangé par des arrêts brusques (bus) ou inutiles…, de lutter contre la pollution de l’air et la destruction du paysage.

    #5040

    Samuel GAY
    Participant

    Je plebiscite ce mode de transport !
    Outre son efficacité on peut également mettre en avant son potentiel touristique puisqu’on serait une des premières grandes villes françaises à l’avoir. L’acces aux communes du bord du lac et plages serait facilité….

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