PRÉSENTATION DU PROJET

La prise en compte environnementale

Tenir compte des pressions sur l'environnement

L’environnement autour du lac d’Annecy, notamment en rive Ouest subit de nombreuses pressions. Il est fragilisé par l’urbanisation et la pression foncière. Le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) de la Rive gauche comme le Scot visent à préserver les espaces naturels et paysagers. La pollution de l’air et les problèmes acoustiques sont également des sujets prégnants ici. Le projet doit prendre en compte toutes ces problématiques.

Une étude d’impact environnemental avant toute enquête publique

Si le projet se poursuit à l’issue de la concertation, il évoluera en un avant-projet pour lequel une étude d’impact sera réalisée. Tous les impacts environnementaux du projet seront analysés et feront l’objet d’une évaluation, notamment :

  • impacts sur la qualité de l’air ;
  • effets sur la faune et la flore, en particulier au niveau du massif du Semnoz ;
  • impacts acoustiques du projet dans les zones les plus sensibles ;
  • impacts du chantier lui-même.

Une étude anticipée sur la qualité de l’air pour la concertation

Dans le cadre de la présente concertation publique, le Département de la Haute-Savoie et le Grand Annecy ont décidé de mener avec ATMO Auvergne-Rhône-Alpes* une étude anticipée sur la qualité de l’air.

*ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, c’est quoi ?

C’est l’observatoire de surveillance de la qualité de l’air agréé par le ministère de la transition écologique et solidaire en Auvergne-Rhône-Alpes.

Une baisse globale de la pollution en 2030 grâce à l’évolution du parc de véhicules

Le renouvellement et la modernisation du parc des véhicules motorisés à l’horizon 2030 devrait amener une baisse sensible des émissions par rapport à la situation actuelle, ceci malgré un niveau de trafic qui augmente notablement.
Sur le périmètre étudié, on attend d’ici 2030 une baisse globale des émissions liées au trafic routier :

  • -50 % du dioxyde d’azote (NO2)
  • -40 % des particules PM2,5
  • -15 % des particules PM10

Le projet de liaisons Ouest du lac d’Annecy sans impact sur la qualité de l’air global

En situation de projet en 2030 :

  • Il y aurait une variation minime des émissions de polluants
    par rapport à la situation 2030 sans projet (+ 1 % pour les Nox
    et 2 % pour les PM10 et PM2,5).
  • Les seuils réglementaires européens seraient respectés pour
    tous les polluants mesurés.
  • La valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
    pour les particules fines serait dépassée de manière identique
    pour les situations sans projet et avec projet, mais dans
    une plus faible proportion qu’aujourd’hui.

Un projet aux effets localisés

Les modélisations montrent que le projet aurait des effets localisés.
Le projet entraînerait une baisse sensible des émissions de PM10 sur l’avenue des Marquisats, sur l’avenue du Rhône et sur la rive Est.
Parallèlement, Il y aurait une augmentation des émissions à proximité immédiate de certains tronçons de la RD1508 par rapport à la situation sans projet. Une attention particulière sera notamment portée aux émissions de polluants aux extrémités du tunnel.

Polluants mesurés et leur origine

 
Les particules fines (PM10 et PM2,5)
Le chauffage au bois est le principal émetteur de particules fines (plus de 55 % des émissions en Haute-Savoie), les transports en émettent une part significative (près de 20 %).
Les teneurs en particules fines (PM10 et PM2,5) sont préoccupantes en hiver, notamment au niveau des axes de fort trafic : croisement RD3508/ RD1201, croisement RD1501/RD3508.

Les Nox (oxydes d’azote)
Les transports sont le principal émetteur de NO2. Le dioxyde d’azote (NO2) est en lien avec la mobilité quotidienne (en particulier domicile-travail), notamment à cause de la combustion des moteurs diesels. Les grands axes de circulation sont tous concernés par ces émissions.

Le benzène
Le benzène est produit lorsque des composés riches en carbone subissent une combustion incomplète. Les principales voies d’exposition de la population au benzène sont les vapeurs d’essence, les gaz d’échappement, les émanations industrielles, la fumée de cigarette ainsi que la combustion du bois.

Une concertation engagée par